Nous sommes au milieu des années 90, « Welcome home » à l’état d’embryon, Butch est –déjà- un adolescent de quinze ans rêveur. Soucieux du voyage, et revenu de six ans d’exil indonésien, Butch se confronte au métal ; loin de Paris, de sa foule et des violences urbaines. L’adolescence classic rock medirez-vous… Jusqu’à la rencontre décisive : les Stooges, le Floyd et Sonic Youth, gravés dans les sillons des disques qu’il découvre sur le tard, Soucieux d’achever sa (re)conversion, le futur chanteur d’I love Ufo pioche son nom dans une bande dessinée (McKoy & Brother) et forge, loin des regards, son passeport idéal. Butch pour sonner White Trash, McKoy, la consonance américaine. Un nom de guerre qui synthétise tous les fantasmes de l’artiste : le lointain, l’outre-Atlantique et les mondes psychotropes. Ce n’est là que le début de son voyage.

Très singulièrement, à la manière des astres, Butch McKoy prend forme sous l’impulsion des atomes : à son corps viennent successivement se greffer le blues, le noise et la transe électrique; le tout lié par beaucoup d’amour, socle indivisible d’une musique incontrôlable. Le principe de base, lui, reste simple : Contourner la facilité, multiplier les expériences. Alors Butch sera tout d’abord un I Love UFO (« Wish », 2006), puis encore un Clochard Céleste, un Admire All, un UFO Drones, un White Heat. Autant de projets que le compositeur-interprète assure encore aujourd’hui en parallèle. Etre dans la multitude sans jamais perdre de vue son essence même : être Butch McKoy.